Compétence Photo et La Galerie Palladion exposent Arno Brignon à Toulouse du 8 juin au 13 juillet 2012 (interview)

par Gérald Vidamment, le Mardi 5 Juin 2012

A l'occasion des Irréelles #4 de Toulouse, des rencontres et expositions photographiques initiées par le magazine, Compétence Photo et La Galerie Palladion se sont associés pour exposer les photographies d'Arno Brignon, du 8 juin au 13 juillet 2012.



© Arno Brignon • Tous droits réservés
Compétence Photo et La Galerie Palladion se sont associés pour exposer durant plus d'un mois cinq photographes, suivis depuis plusieurs années par le magazine. Parmi eux, le photographe toulousain Arno Brignon. Lauréat en 2010 du projet La Correspondance Visuelle, exposé sur le stand de Compétence Photo au Salon de la Photo, Arno Brignon s'attache avant tout à retranscrire en images ce que Christian Caujolle nomme "la recréation d'instants que seule la photographie peut capter".

Depuis deux ans, Compétence Photo souhaitait pouvoir de nouveau exposer son travail notamment autour des ambiances de la vie, de l'amour à la naissance, du territoire à l'individu. L'opportunité se présente aujourd'hui, grâce au soutien conjoint de La Galerie Palladion, à Toulouse, et de la Voz' Galerie, à Paris, que nous remercions pour cette belle collaboration.

Du 8 juin au 13 juillet, Arno Brignon exposera donc la série "Love in Progress..." à la Galerie Palladion, dans le cadre des Irréelles #4 de Compétence Photo.

Du 12 juin au 12 juillet, Arno Brignon sera également exposé au Centre culturel Bellegarde de Toulouse avec sa série "La double Absence". Cette exposition est soutenue par la Mairie de Toulouse.

Présent le 8 juin prochain pour la lecture de portfolios et le vernissage, Arno a accepté de répondre à quelques questions sur son travail.

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Quel regard portes-tu aujourd'hui sur ton travail ?
Cela fait presque deux ans maintenant que j'ai sauté le pas pour ne vivre que de la photo. Un choix difficile mais ô combien passionnant et satisfaisant. Je suis en permanence à la recherche d'un modèle économique viable.... sans toutefois toujours y parvenir. A côté des commandes institutionnelles et pour la presse, d'animation d'ateliers et d'expositions, je poursuis des travaux personnels qui donnent sens à cette aventure. Je travaille pour cela avec exigence et sur le long terme. Par exemple, la série "Love in Progress" (présentée dans le cadre des Irréelles #4) est le premier acte d'un long travail sur la famille que je construis peu à peu depuis plus de quatre ans. Ce travail parle du moment de l'attente d'un enfant dans notre couple. Le second acte la série "Joséphine", actuellement en cours d'élaboration parle du basculement d'une histoire d'amour à deux vers une histoire à trois, de la difficulté de trouver sa place de père et de l'étrangeté de l'enfance... Certains m'ont soutenu dans ma photographie depuis le début (et même avant), comme la galerie Voz' Galerie, qui a produit cette exposition. C'est important, dans une profession, où l'on est souvent seul. J'ai aujourd'hui d'autres projets, notamment un travail au long cours commencé à Ceuta sur la vision d'une Europe en crise au travers de territoires particuliers. Je mène également un travail sur l'histoire de l'immigration qui, hasard du calendrier, sera présenté à Toulouse (Centre Bellegarde) dans le même temps. Travailler avec d'autres et pour moi est important, c'est pourquoi je fais partie depuis 2006 du collectif du grain à Moudre avec qui nous menons des projets photographiques communs. Je travaille également en équipe avec cinq autres photographes aux ateliers photo St Cyprien. Mais c'est aussi tout un réseau de photographes, iconographes, professeurs et commissaires d'exposition que je me construis petit à petit, et qui m'aide à continuer dans cette voie. Sans oublier la famille, si importante, qui participe (subit parfois) à ce choix de vie.

Comment perçois tu la démarche entreprise par Compétence Photo à travers les Irréelles et qu'est ce qui t'intéresse plus particulièrement dans celle-ci ?
La volonté de mettre en avant le travail de jeunes photographes, comme moi, me touche. Ces rencontres permettent échanges et rencontres. Indispensable ! C'est d'autant plus intéressant que nos univers, nos parcours sont divers. Bien sûr, en plus du plaisir d'être ensemble, la collaboration pour ces Irréelles #4 avec la galerie Palladion grâce à Compétence Photo, participe à ma recherche de circuit de vente de mes tirages. La rencontre avec d'autres photographes et acteurs de la photographie sur la ville où je vis, reste toutefois le cœur de cette manifestation et de ma motivation.

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