Tissue and bones • épisode 1 : I was lost into space • La série photographique racontée par Anne-Laure Etienne


par Gérald Vidamment, le Lundi 31 Juillet 2023


I was lost into space "J’ai passé plusieurs semaines à fabriquer ce costume en tulle. C’était ma première pièce dans ce style. Je l’ai imaginée démesurée, comme les costumes dans le film de Jean Cocteau, La Belle et la Bête. Je me suis également inspirée des robes portées par Catherine Deneuve dans Peau d’âne (Jacques Demy), des vêtements du roi et de la tenue du prince – un vêtement bouffant en haut et un collant en bas. J’ai toujours eu une grande admiration pour ces films, qu’il s’agisse des costumes ou des décors. J’ai découvert ce cinéma quand j’étais enfant ; j’ai tout de suite été frappée par la magie, le mélange des styles, ancien et moderne. Cette photographie, c’était la première sortie au grand air de ce costume. C’est l’histoire d’un être, d’une créature venue d’ailleurs qui vient tout juste de fouler la terre ferme."
Anne-Laure Etienne

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La série "Tissue and bones" d'Anne-Laure Etienne a été retenue par Gérald Vidamment, rédacteur en chef de Compétence Photo pour concourir aux Zooms 2023, organisés par le Salon de la Photo.

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Pourquoi avoir choisi Anne-Laure Etienne ?

Depuis plusieurs années, à travers une série d’autoportraits rassemblés sous l’intitulé Tissue and bones, Anne-Laure Étienne entreprend de réhabiter le monde. Sensible aux lieux, aux formes, aux densités et à la spiralité inconsciente d’une planète qui tourne irrésistiblement en rond, elle entame alors un dialogue vibrant et tactile, fait de fibres et d’ondes, de sentiments éthérés et d’étoffes déployées. En ralentissant le temps, elle le fait revivre à contre-courant. En réinventant le geste, elle virvousse avec tendresse et délicatesse. En chahutant l’horizon, enfin, elle bâtit l’invisible. Si les silences se font l’écho de ce ressourcement inespéré, quelques murmures épars glissent néanmoins lentement jusqu’à nous, telle une mélodie surgissant des airs pour se dérober sous la roche. Tantôt elle nous conte l’amour sous la forme d’un refuge douillet caressé par la brise d’un cœur léger, tantôt elle entremêle végétal et minéral au fil d’instants suspendus. Et toujours cette sensation désarçonnante que l’équilibre ne tient qu’à un cheveu rebelle et non à une ligne droite tracée mécaniquement au loin… Sans conteste, Anne-Laure Etienne n’a plus seulement que les pieds hors sol ; c’est tout son corps qui flotte parmi les éléments.
Gérald Vidamment